Saint-Nicolas, patron et protecteur des enfants
Né à Patare en Lycie (Asie Mineure) vers 270, son nom signifie en grec : victoire du peuple.
Dès son jeune âge, Nicolas est réputé pour sa piété, son ascèse, sa charité. A 20 ans, il perd ses parents et hérite de grands biens qu’il distribue aux malheureux. Plus tard, il est choisi, malgré lui, comme évêque de Myre Sa vie durant, il lutte avec énergie contre les croyances du paganisme telles que le culte d’Apollon, celui de Diane et contre les hérésies.
De son vivant déjà, de nombreux miracles, dont certains insolites, lui assurent un immense rayonnement.
Aux prodiges attribués à Saint-Nicolas de son vivant, s’en ajoutent bien d’autres obtenus après sa mort par son intercession.
Nicolas meurt à Myre vers 329 un 6 décembre.
Dès le VIème siècle des églises lui sont consacrées à Constantinople et à Rome. Son culte se répand en Normandie et en Angleterre, véhiculé par les Vikings. Sa dévotion gagne la Rhénanie, la Saxe, la Bavière et le Wurtemberg, la Russie, le grand nord-est de la France, les Pays-Bas, …
Rien de surprenant, par conséquent, que des marchands de Bari, dans le sud de l’Italie, débarquent à Myre en 1087 pour enlever le corps de Saint-Nicolas des mains des « infidèles ».
A Bari, on construit aussitôt une église pour abriter cde corps précieux et les pèlerins accourent de partout pour prier le grand Saint.
De nombreuses fêtes et mascarades, qui rappellent souvent les fêtes païennes, avaient lieu le 6 décembre, fête de Saint-Nicolas et le 28 décembre, fête des saints Innocents : élection de l’Enfant-Evêque entre le XIIème et le XIVème siècle en Normandie, en Flandre, en Champagne, en Lorraine, à Strasbourg, mascarades diverses au cours desquelles « la jeunesse s’adonnait à toutes sortes de folies… ».
Des fêtes analogues se déroulaient en Angleterre, en Espagne, en Scandinavie.
Autre preuve de l’exceptionnelle popularité de Saint-Nicolas, la multitude de ses patronages :
- il est le patron des écoliers, des enfants de chœur,
- il et le saint tutélaire de tous ceux dont le travail est en rapport avec l’eau : les mariniers et les matelots, les bateliers, les passeurs de gué, les flotteurs de bois, les pêcheurs, les charpentiers de bateaux, les voituriers de coches d’eau
- de nombreuses corporations étaient placées sous son saint patronage : les avocats, procureurs et notaires, les prêteurs sur gages, tonneliers et marchands de vin, les jaugeurs et déchargeurs de vin, les grainetiers et les débardeurs de blé, les meuniers et boulangers, les bouchers, les parfumeurs, les apothicaires et épiciers ; les drapiers et les merciers, les journalistes
- il est invoqué par : les prisonniers, les soldats, les voyageurs
La plupart des patronages s’expliquent par sa légende et les miracles qui lui furent attribués.